lundi 8 février 2021

François Ruffin, autoritaire comme les autres

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En tant qu’anarchistes, nous n’avions que peu de doute sur la teneur idéologique de François Ruffin. Après tout, nous avons déjà connu les Chevènement et autres, qui nous vendaient que le patriotisme de gauche pouvait exister et qu’il ne pouvait pas être comparé à celui de droite. Pourtant, il suffit de mettre en parallèle les dires de Ruffin sur les frontières (et leur besoin d’être fermées même aux humains), sur la production (France first … pardon la France d’abord), sur la gestion des outils de production (nationalisation pour un contrôle des salariés par L’État, ça les changera des PDG, mais surtout pas d’autonomie) avec ceux des tenants de lignes bien loin de ce qu’on appelle « gauche », pour comprendre que sa gauche part à droite à toute vitesse.

Mais là, il décide de s’en prendre frontalement aux anarchistes.

Nous avons lu que c’était peut-être une erreur. En donneur de leçon permanent, moult fois Ruffin affirme avoir une connaissance accrue de l’histoire des luttes… Donc disons-le, nous ne croyons pas à l’erreur.

Avouons que nous étions habitués à voir les trotskistes faire mine de confondre l’autoritarisme capitaliste avec un anarchisme. C’est de bonne guerre et ils ne vont quand même pas dédire le maître à penser Trotski qui a fait massacrer les anarchistes à Kronstadt. Faut bien entretenir le mythe de la « révolution sauvée » quand en fait s’installait simplement le carcan de l’État centralisateur et dictatorial soviétique, terminé par cet acte. Et que dire des fans de la République qui nous expliquent que les Versaillais n’avaient pas trop le choix face aux Communardes et Communards, pas d’autres choix que de les massacrer, tout en continuant à nommer des rues au nom du bourreau Thiers pour enterrer, faire oublier, ce moment de l’histoire.

Ruffin, lui, balance donc que « nous avons des anarchistes à la tête de l’État » dans une vidéo publiée par le site « Le vent se lève ». Nous pourrions croire à un abus de langage, comme le disent ses soutiens, s’il n’était pas répété plusieurs fois dans la vidéo.




Non ce n’est pas un abus de langage, c’est l’éternel jeu des autoritaires de gauche de vouloir laisser entendre que libéral = libertaire et donc que capitalisme = anarchisme … La ficelle est grosse mais elle est répétée jusqu’à la nausée depuis des décennies.
Pourtant l’anarchisme lutte contre la chose qui pourrit le monde : le pouvoir sous toutes ses formes.

L’anarchie a été le moteur de l’émergence du syndicalisme de lutte dans les entreprises, pour la reprise en main par les travailleuses et travailleurs eux-mêmes des outils de productions. L’anarchie est le moteur des émancipations par le fait de reconnaître à l’individu sa pleine souveraineté sur lui-même. L’anarchie est le moteur du vivre ensemble en refusant ce qui sépare arbitrairement l’humanité. L’anarchie démontre que la domination du plus grand nombre n’est pas obligatoire en utilisant le consensus et en refusant le vote comme outil de décision. L’anarchie préférera toujours le fédéralisme autogestionnaire au centralisme mortifère d’un État inconséquent.

L’anarchie lutte pour la destruction du travail, du salariat, de l’État, des religions, du patriarcat et de tout ce qui oppresse et avilit.

Alors pourquoi Ruffin a-t-il peur des anarchistes ? Parce qu’il se voit en bon père du peuple prêt à le guider, à l’élever, selon ses normes. Parce que, comme tous les autoritaires qui n’ont que le mot « peuple » à la bouche, il a le mépris de l’humanité chevillé au corps pensant que sans leader comme lui, point de salut, les humains étant trop bêtes pour s’organiser dans l’autogestion généralisée évidemment. Parce qu’il aime le pouvoir, que les petits fours de l’Assemblée sont quand même sympas et qu’il aimerait sans doute goûter ceux de l’Élysée ou de Matignon.
Nous autres, anarchistes, osons rêver plus loin que ce pisse-froid autoritaire qui ne nous propose que de substituer la domination des multinationales par celle d’un État soi-disant plus « sympa », alors que l’Histoire est là pour nous rappeler à quel point cette idée tue l’émancipation et au-delà de ça, et à quel point État et Capitalisme sont liés jusqu’à en crever.
Avec cette sortie, Ruffin sait pertinemment ce qu’il fait. Il rappelle que la voie, pour lui, c’est le capitalisme « encadré » comme il le dit dans une interview*, l’État fort et l’individu aux ordres pour faire peuple. Par cette sortie, Ruffin nous rappelle qu’il ne vise en rien l’émancipation du plus grand nombre, mais le maintien du pouvoir dans les mains de quelques personnes.
Par cette sortie, Ruffin nous rappelle qu’il n’est pas l’allié des anarchistes, et qu’il se place même en ennemi de l’idée d’Anarchie.
Grand bien lui fasse. Nous avons l’habitude de trouver face à nous tous les autoritaires du monde. Cela ne fait qu’un de plus. Et avouons-le, il n’est pas des plus impressionnants.
Nous sommes désolé.e.s, pensez donc, que François Ruffin soit autant effrayé par l’idée de voir disparaître son gagne-pain de planqué de la République et son existence politicienne.
Mais un jour la Commune se réveillera, les opprimées et opprimés s’uniront. Et nous savons bien que Ruffin ne sera pas de ceux qui soutiendront la mort de sa chère République...
La route est longue pour la révolution, mais nous n’arrêterons pas d’avancer.

Des anarchistes organisé.e.s au sein de la Fédération anarchiste

*https://www.revolutionpermanente.fr/Debat-avec-Francois-Ruffin-Front-populaire-ecologique-ou-parti-revolutionnaire-17773

Ce que cela signifie c’est que François Ruffin ne compte pas remettre en cause profondément le système capitaliste. Plus encore, il affirme même ne pas bien savoir « ce que le mot « capitalisme » recouvre précisément » avant de donner sa vision : « s’il s’agit de dire qu’il faut aller vers le recul des multinationales ou que la finance doit être mise au service de la société, je suis d’accord. Mais je ne suis pas contre la propriété privée par principe. En fait, je suis réformiste », précise-t-il. « Je suis pour encadrer le marché, pas pour une élimination de la propriété privée. Je ne suis même pas pour une élimination de la concurrence », termine-t-il.

 

samedi 18 avril 2020

Monde libertaire en accès libre -

Logo_ML.JPGLIBRE ACCES AUX MONDE LIBERTAIRE NUMERIQUES !

Les abonnés à la version papier s'en doutent: leur journal ne sera pas imprimé, pas expédié ce mois de mars. Aujourd’hui la priorité est à la santé de toutes et tous.

Demain il nous faudra nous délester de ces gouvernements d’amateurs qui mettent à mal nos sociétés. En attendant,
pour aider à faire face à cette situation inédite de confinement, d’isolement ou de solitude presque partout dans le monde, l’équipe du Monde Libertaire met en accès libre l’ensemble de ses publications.

A télécharger et diffuser le plus largement possible pour se retrouver, demain, plus nombreux encore dans les luttes.
Pour consulter ces publications, cliquez sur l'image ci-dessus.

L’équipe de l’administration du ML.

samedi 24 août 2019

Motion sur l’antisémitisme


Fédération anarchiste 78 ème Congrès (Amiens juin 2019)

Les chiffres des actes antisémites commis en 2018, et révélés par le ministère de l’Intérieur sont effarants. En un an, les actes recensés sont passés de 311 (en 2017) à 541, soit un bond de 74 %. Pour autant, pour nous anarchistes, il ne s’agit pas d’une « résurgence de l’antisémitisme », parce que celui-ci a toujours été présent au cours de l’histoire et se répand de manière exponentielle aujourd’hui, notamment avec les réseaux sociaux.

L’antisémitisme, visant les Juifs, ou supposés tels, en tant que groupe religieux, ethnique ou racial, n’est pas le seul apanage d’une droite extrême ou se voulant "traditionnelle " ou "nationaliste". Il réapparaît plus fort à chaque crispation identitaire.

De tous temps, de nombreux prétextes ont été utilisés pour justifier l’antisémitisme. Mais l’antisémitisme, en tant qu’une des formes politiques du racisme, culmine lors de la Conférence nazie de Wansee, pour définir les modalités administrative, technique et économique, de la "solution finale de la question juive ". L’antisémitisme a également ciblé les Juifs par les purges staliniennes, comme lors du « complot des blouses blanches ».

Après la Seconde guerre mondiale et l’extermination des Juifs, la plupart des militant·es juifs et juives ayant disparu, s’en est donc suivi un silence lourd de conséquence sur la Shoah, y compris dans les rangs des militant·es anarchistes. Est-ce dû au fait que la Shoah nous questionne profondément en tant qu’êtres humains ?

Toujours est-il que, non seulement l’extrême-droite, mais aussi des éléments issus de l’extrême gauche ont commencé à développer des propos et des positions révisionnistes voire négationnistes sur l’existence même du massacre des Juifs... alors qu’il est aujourd’hui acquis par les historien·nes qu’entre 5,5 et 6,5 millions d’entre eux ont disparu durant ce génocide. L’antisionisme est une autre question. Il est donc important de mobiliser toutes nos forces pour combattre tous propos ou actes antisémites et de bien les dissocier de l’antisionisme.
L’ignorance de ces faits alimente le négationnisme et le révisionnisme.

Les anarchistes ne traitent pas le nationalisme de l’Etat israélien autrement que n’importe quel nationalisme.
L’Etat d’Israël est pour nous un Etat parmi tant d’autres, qui développe aujourd’hui une politique raciste, colonialiste et sous pression religieuse.

Nous continuerons à soutenir les Anarchistes contre le mur en Israël, tout comme les objecteurs·trices israélien·nes, de même nous soutenons la lutte de la population palestinienne opprimée, et ce parce que directement au cœur des combats pour la liberté de chacun·e.

Car nous avons bien conscience que la création de l’Etat israélien confirme la thèse anarchiste que la création d’un Etat ne peut se faire que dans la violence. Nous avons cependant également conscience que, se dire anti-impérialiste ne suffit pas à se prémunir contre l’antisémitisme.

Aussi, en tant qu’anarchistes contre toutes les formes de discriminations et d’oppressions, nous continuerons à lutter contre l’antisémitisme, et à combattre toutes les formes de racisme, notamment à l’encontre des migrant·es, des réfugié·es et des exilé·es, activement dans la rue, mais aussi en renforçant nos moyens de diffusion (le Monde libertaire, Radio libertaire, Editions du Monde libertaire, tracts, conférences, cycles de formation, etc.) par des argumentaires et des recherches historiques.

Le racisme et l’antisémitisme sont des armes de ceux et celles qui cherchent à diviser pour dominer. Nous les combattrons pied à pied.
Fédération anarchiste

Motion sur le Service national universel

Fédération anarchiste 78éme Congrès (Amiens juin 2019)

NON, le Service national universel ne passera pas !

Dès leur origine, les États se sont construits sur la constitution de forces armées, l’encadrement de leur population et le pillage des peuples environnants.

Depuis 1995, les armées françaises ont été engagées dans 106 OPEX (Opérations extérieures) telles « Serval » au Mali et « Barkhane » au Sahel. Mais il y a aussi les « ennemis de l’intérieur », et les OPINT (Opérations intérieures) habituent les populations à côtoyer régulièrement des soldats armés, par exemple avec « Vigipirate » et « Sentinelle ».

La « fabrique du consentement » de l’État commence par le lavage des jeunes cerveaux : « La culture de défense et de sécurité nationale est inscrite dans le socle commun de connaissances et de compétences que les élèves doivent acquérir pendant leur scolarité à l’école, au collège et au lycée », Ministère de l’Éducation nationale, 2015.

En 2018, Macron promet « un service national de durée courte, obligatoire et universel encadré par les armées et la Gendarmerie nationale » et nomme un groupe de travail présidé par le général Menaouine, avec pour objectif d’« inculquer aux jeunes la discipline, l’autorité, les priorités stratégiques de la France », ajoutant que « ce service national servira en cas de crise à disposer d’un réservoir complémentaire de la Garde nationale ».
Pour rappel, le SNU ou semblant de SNU était proposé par tout l’échiquier politique aux dernières présidentielles.

Dès juin 2019, 3 000 filles et garçons « volontaires » de 13 départements « pilotes », âgé de 15 à 16 ans sont destinés à être incorporés pendant 1 mois, dont 15 jours encasernés en uniforme, réveillés à 6 H 30 avec lever des couleurs et hymne national. Les 180 « encadrants » ont été formés à l’École militaire de Saint-Cyr
Coëtquidan.
Une deuxième « fournée » de 40 000 jeunes est prévue en 2020, avec la perspective d’obliger toute une classe d’âge (800 000 adolescents) à suivre 2 séjours de 15 jours autour de 16 ans.
Il est également précisé que, jusqu’à 25 ans, « s’il le souhaite, l’appelé pourra poursuivre son engagement en devenant cadet de la Sécurité civile, volontaire dans les Armées, les associations... ». Pour une période de 3 à 12 mois : endoctriné.e.s pour devenir une main d’œuvre docile, bon marché, sans droits sociaux, ils et elles
seraient ainsi préparés à la précarité et d’autre part, l’armée y gagnerait de nouvelles recrues.

Depuis Georges Darien envoyé à Biribi pour insoumission, le groupe « Anarchisme et Non-violence » s’opposant à la guerre d’Algérie, Louis Lecoin en grève de la faim pour le droit à l’objection de conscience, les anarchistes se sont toujours battus contre la militarisation des corps et des esprits, symbolisée par les 5 protocoles « Défense – Éducation nationale », depuis les deux premiers, Hernu-Savary en 1982 et Chevènement-Jospin en 1989.
C’est dans la continuité de ces luttes que la Fédération anarchiste combat l’importante aggravation que représente le Service national universel.

Par l’information auprès des jeunes et des parents, par diverses actions décentralisées, en lien avec associations et syndicats refusant cette vaste entreprise d’embrigadement nationaliste et patriotique, la Fédération anarchiste fera tout pour enterrer le SNU.
Fédération anarchiste






samedi 11 mai 2019

Il eût été incongru de reprendre en chœur le célèbre refrain « Ils sont venus, ils sont tous là », appliqué aux médias, lors de la conférence de presse à laquelle la Fédération anarchiste les avait conviés jeudi 9 mai à la librairie Publico, siège de cette organisation. Seule l’envoyée du journal 20 Minutes était présente, en effet, malgré une centaine d’invitations envoyées à la presse. Cette absence était d’autant plus surprenante que depuis quelques mois, vous l’aurez remarqué, lesdits médias se sont montrés hypersensibles à la question de la violence. Or, ils avaient là de quoi trouver matière à se mettre sous la plume, puisque cette réunion était consacrée à l’agression au couteau ayant eu lieu le 2 mai dans cette même librairie. Il faut croire que la tentative d’assassinat d’un militant anarchiste pèse de peu de poids, journalistiquement parlant, au regard d’une prétendue « intrusion violente » de barbares prêts à achever jusque dans leur lit d’hôpital des malades en salle de réanimation.
C’est donc principalement devant des militants et des sympathisants libertaires que s’est tenue cette conférence de presse, où la librairie Quilombo, la Libre-Pensée et Alternative libertaire étaient également représentées. L’ami Ramon a rappelé le plus exactement possible les faits survenus, de l’agression elle-même jusqu’au départ des équipes de la police scientifique. Hugues a pour sa part souligné le désintérêt manifeste des médias envers cette affaire, rappelant que toute la presse avait par exemple évoqué la récente opération commando de militants véganes contre une boucherie parisienne, dont la seule victime fut l’étal de viandes diverses proposées à la clientèle, alors que pas une ligne n’avait été écrite jusque-là sur ce qu’il faut bien appeler une tentative de meurtre. Hugues prit soin de rappeler également que s’il est arrivé parfois à des agités d’extrême droite d’entrouvrir la porte de la librairie et de lancer un slogan stupide avant de partir en courant, jamais une agression d’une telle gravité n’avait eu lieu depuis l’attentat à la bombe, revendiqué par l’OAS, qui, le 3 mars 1962, détruisit la librairie, alors située rue Ternaux, dans le XIe arrondissement de Paris. Hélène a quant à elle rappelé que Publico n’était bien sûr pas qu’une simple librairie comme il y en a des dizaines dans la capitale, mais aussi le siège de la Fédération anarchiste, de Radio-Libertaire et du journal Le Monde libertaire, un lieu organisateur d’activités militantes et culturelles diverses, point de rendez-vous des libertaires de France et de l’étranger de passage à Paris.
Les personnes présentes ont débattu, avec les animateurs de la conférence « de presse », de la personnalité de l’agresseur et de ses motivations. Acte politique ou de déséquilibré ? On sait que l’individu en question n’a proféré aucune parole avant, pendant ou juste après l’agression et sa fuite. On sait également qu’une demi-heure après être passé à l’acte, son auteur – du moins suppose-t-on qu’il s’agit de la même personne – a téléphoné à la librairie et s’est exprimé en ces termes : « Enculés d’anarchistes, vous avez appelé la police. » Il est donc permis de supposer que cette personne ne fait guère preuve d’un amour débordant pour les anarchistes, d’une part, et qu’il était resté dans les environs, d’autre part, après avoir commis cet exploit magnifique qui consiste à poignarder un homme dans le dos.
Les animateurs de la conférence ont signalé par ailleurs qu’ils n’avaient pour le moment aucun renseignement quant à l’enquête en cours, et que la Fédération anarchiste avait reçu quantité de messages de sympathie et de soutien émanant de personnes isolées comme d’organisations politiques, syndicales ou culturelles. En attendant le retour des deux camarades présents lors de l’agression – l’agressé lui-même, Christophe, ainsi que Laurent, le permanent de la boutique –, tous deux toujours très choqués, la librairie Publico reste ouverte, où se succéderont des bénévoles pour les remplacer temporairement, et les diverses activités qui y étaient prévues sont maintenues.
Je souhaite pour ma part, avant tout, un rétablissement le plus rapide possible aux deux copains Christophe et Laurent, et m’associe bien sûr à tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont condamné cet acte particulièrement dégueulasse et manifesté leur soutien à ce lieu indispensable qu’est la librairie anarchiste Publico.



 
AGRESSION A LA LIBRAIRIE PUBLICO
Christophe s'est fait agressé par un "client" cet après-midi. Il s'est pris un coup de vieux couteau de cuisine qui s'est brisé en deux et que l'agresseur a d'ailleurs laissé au sol. Un client de Publico était témoin de la scène ainsi que Laurent présent dans une allée.
Christophe est parti à l'hôpital (coup sur l'arrière de la tête a priori) et on attend de ses nouvelles. A priori, il était conscient et
sonné et bien en vie. Je ne sais pas encore à l'heure qu'il est l'étendu de ses blessures.
S'agissant de Publico, STOP ! Inutile de vous y rendre ou de faire quoique ce soit maintenant. J'ai prévenu les camarades qu'il fallait, et, d'ores et déjà Florian, Ramon, Dominique et Anne Marie et Corinne sont près de Laurent et de Christophe.
La librairie est occupé par les flics qui relèvent empreintes etc. La rue est totalement bouclée.
Mobilisons-nous oui mais pas sur place, cherchons ensemble le moyen de soutenir Christophe et Laurent très choqué. Nous avons d'autres renseignements qu'il nous faut creuser pour voir à quel point cela était prémédité et quelle réponse nous aurons/devrons ensuite apporter.
Amitiés.